L’artiste et le philanthrope Nouvelles acquisitions ‒ les dons de 2014-2015
  • Christine Bernier

Moe Reinblatt, Doreen Lindsay, Louis-Pierre Bougie et Jean-Pierre Gilbert

De la gravure à l’expérimentation des techniques hybrides (1970-1988)
  • Isabelle Algrin

Entre les années 1970 et la fin des années 1980 au Québec, les pratiques artistiques en vogue changent et les techniques s’entrecroisent. L’œuvre gravé de Moe Reinblatt, puis l’exploration de la photogravure par Doreen Lindsay, illustrent l’apogée de la gravure au Québec dans les années 1970. Mais c’est au cours des années 1980 que les techniques mixtes permettent de multiplier les possibilités de création, largement exploitées par des artistes tels que Louis-Pierre Bougie et Jean-Pierre Gilbert.

Moe Reinblatt et la maîtrise de la manière noire

Né à Montréal en 1917, Moses (Moe) Reinblatt fut initié par son père aux techniques du filage et de la teinture. Il suivit des cours auprès d’Alexandre Bercovitch (1935-1942) et fut admis dès 1936 au Salon du Printemps de l’Art Association. En 1942, il obtient le premier prix d’un concours organisé par la Section historique de l’Aviation royale du Canada et devient en 1944 un Official War Artist [1]. De retour du front, il s’inscrit à l’École d’art et de dessin de l’Art Association de Montréal, où il s’initie à l’estampe et développe ses propres méthodes de travail [2].

Ses peintures se caractérisent par une alternance entre les zones d’ombre et de lumière [3]. À partir des années 1950, il utilise peu à peu des couches plus épaisses et texturées, puis, durant les années 1960, il se déleste des détails superflus en isolant les figures dans un décor abstrait [4]. Il participe régulièrement aux tournées de la Société canadienne des arts graphiques (1947-1967), mais ses talents de graveurs furent remarqués lors de sa première exposition individuelle à la Galerie Waddington, en 1957. Au cours des années 1960, il poursuit une recherche artistique en limitant sa palette au noir et blanc, puis au début des années 1970, il entreprend une série de dessins au fusain.

Moe Reinblatt réalise alors une série de lithographies, utilisant la surface d’une pierre calcaire ou d’une plaque de métal, sur laquelle la zone du dessin est réalisée à l’aide de médium gras, repoussant l’eau et attirant l’encre d’impression. Avec la technique très rare de la manière noire, réputée pour être un procédé plus long et laborieux, la surface dure utilisée permet de gratter des traits blancs ou bien l’utilisation de gommes acidulées très fortes sur fond sombre, afin de créer un dessin par effet de blanchiment [5]. L’œuvre Egg, réalisée en 1970 en est un bel exemple. Elle est remarquable à plusieurs niveaux, d’une part par sa technique, bien en marge de la démarche artistique habituelle de Moe Reinblatt, d’autre part à cause du faible nombre de tirages, qui permet de croire que l’artiste n’en était pas à son premier essai et a commercialisé cette série d’estampes.

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Moe Reinblatt (1917-1979), Egg, 1970, manière noire, 4/100, 10x15cm. Collection d’œuvres d’art de l’Université de Montréal, don de Madame Geneviève Bazin © Moe Reinblatt (2016) Photo : Patrick-Olivier Meunier (2016)

Egg a donc été créée avant que l’artiste soit très reconnu pour ses gravures grâce à l’exposition « Vingt-cinq ans de gravure de Moe Reinblatt », tenue à la Galerie Signal de Montréal (1975). L’événement a eu lieu quelques années seulement avant que l’artiste s’éteigne, en 1979, à l’âge de 62 ans [6].

Doreen Lindsay et la recherche d’identité artistique à travers la photogravure

Née en 1934 à London (Ontario), Doreen Lindsay étudie la peinture dans sa ville d’origine [7], avant d’obtenir une Maîtrise ès arts à Montréal et de poursuivre son apprentissage à Rochester, puis à New York. Elle s’initie à la photogravure et à la photographie au Saidye Bronfman Centre for the Arts et aux procédés non-argentiques à l’Université Concordia. Révélée grâce à une résidence d’artistes intitulée « Art, environnement et l’utilisation du territoire », elle présente alors plusieurs projets à l’international [8].

Après plusieurs recherches, Doreen Lindsay a privilégié la photogravure, procédé permettant de transférer une photographie, imprimée sur une plaque de métal (du cuivre sensibilisé au magnésium), puis de la travailler à l’acide en creux, ce qui provoque une accentuation du grain [9]. Lindsay mène alors une intéressante recherche d’identité artistique en intégrant son quotidien à ses œuvres.

Ainsi, à la fin des années 1970, elle entreprend une série de photogravures, intitulée La Nourriture, qui a fait l’objet de plusieurs expositions. L’œuvre intitulée Sans titre [Le Chou] [10] (1979), ainsi que les photogravures Carciafo italiano (artichaut fermé) (1987) et Carciafo italiano (artichaut ouvert) (1987), sont représentatives de ce travail. Dans ces œuvres, l’objet est présenté pour ses qualités intrinsèques, mais permet aussi la contemplation, en concentrant l’attention du spectateur sur les jeux d’ombre et de lumière [11]. Doreen Lindsay optimise le rendu textural de la photogravure pour mieux servir ses intentions artistiques, rendant l’objet quasi palpable [12]. Toutefois, afin de distinguer le modèle photogravé de la réalité, l’artiste lui donne une unité chromatique différente de l’objet réel, et ceci grâce à une coloration directement effectuée sur la matrice, dite « à la poupée [13] », dont les teintes discrètes se mêlent avec celles du support papier de couleur crème [14].

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Doreen Lindsay, Carciafo italiano (artichaut fermé), 1987, photogravure, 13/15, 35x25cm. Collection d’œuvres d’art de l’Université de Montréal, don de Madame Geneviève Bazin © Doreen Lindsay (2016) Photo : Patrick-Olivier Meunier (2016)
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Doreen Lindsay, Carciafo italiano (artichaut ouvert), 1987, photogravure, 13/15, 35x25cm. Collection d’œuvres d’art de l’Université de Montréal, don de Madame Geneviève Bazin © Doreen Lindsay (2016) Photo : Patrick-Olivier Meunier (2016)
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Doreen Lindsay, Sans titre [Le chou], 1979, photogravure, 3/16, 56,5x38cm. Collection d’œuvres d’art de l’Université de Montréal, don de Madame Geneviève Bazin © Doreen Lindsay (2016) Photo : Patrick-Olivier Meunier (2016)

Louis-Pierre Bougie, entre hybridation des techniques et noirceur fantastique

Né à Trois-Rivières en 1946, Louis-Pierre Bougie suit des cours en tant qu’étudiant libre à l’École des Beaux-Arts de Montréal où il se spécialise en gravure (1967-1970), puis il poursuit en s’inscrivant à des ateliers en pratique lithographique à Montréal (1969-1979) [15] et en France, à l’Atelier Champfleury et chez Lacourière et Frélault (1979-1982). Il contribue au développement de la gravure au Québec, notamment avec l’Atelier Circulaire, dont il est membre fondateur, mais aussi pour l’association des graveurs de France [16]. De nombreux prix récompensent son talent de graveur, ainsi que plusieurs expositions au Canada et à l’étranger [17].

Louis-Pierre Bougie favorise un style fantastique, intrigant et inquiétant, par le jeu de formes qui s’entrelacent et se fondent dans des contours noirs, marqués par les arrière-plans dépouillés de ses œuvres. L’œuvre intitulée Couronne (1988) se distingue en ce qu’elle semble correspondre à une expérimentation avec les techniques mixtes [18]. En effet, il s’agit d’un collage et d’un pliage, travaillés sur des dessins rehaussés de touches de peinture. L’assemblage fragile des éléments découpés et enchevêtrés forme une couronne, elle-même collée sur un support épais, fixé sur un papier de couleur crème. Les figures humaines aux expressions tragiques et aux visages effacés sont encerclées dans un univers végétal. Deux figures font écho aux commentaires de Michaël La Chance sur les œuvres de l’artiste :

À l’origine du temps, le ciel a volé en éclats, ce qui a provoqué la chute des anges [19].

La figure d’un homme courbé ressort au centre de la couronne ; une figure féminine est enfermée dans une cage. La Chance écrit :

Les hommes, bousculés par leurs désirs, recroquevillés sous le doute, disparaissent dans la tourmente [20].

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Louis-Pierre Bougie, Couronne, 1988, techniques mixtes sur papier, 61x76,2cm. Collection d’œuvres d’art de l’Université de Montréal, don de Monsieur Charles Théroux © Louis-Pierre Bougie (2016) Photo : Patrick-Olivier Meunier (2016)

Jean-Pierre Gilbert, les techniques mixtes au service de l’idée de nature

Né à Chicoutimi en 1957, Jean-Pierre Gilbert a obtenu une maîtrise en arts plastiques, puis s’est inscrit au doctorat en sémiologie. Professeur à l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQÀM, il a aussi créé la revue d’art ETC Montréal [21]. À son actif, nous pouvons compter une dizaine d’expositions individuelles et une soixantaine d’expositions collectives au Canada, en Europe et au Japon, en tant qu’artiste ou commissaire [22], ainsi que la Bourse de projet du Conseil des Arts du Canada [23].

Mêlant des techniques telles que la peinture, le dessin, l’assemblage d’objets, et l’impression, le travail de Jean-Pierre Gilbert est porté par la restauration de l’idée de nature. L’artiste réalise depuis plus de trente ans « des paysages animistes, habités, visités, inventés [24] ». Il a présenté une exposition à la Galerie Graff, avec la série Terre picturale (1986-1990), qui mêle la peinture et l’intégration d’artefacts [25].

Par la suite, Jean-Pierre Gilbert réalise la série Centre, à laquelle appartient l’œuvre L’existence (1988) et qui « a été exposée à la Galerie Graff, Montréal, à l’occasion d’une exposition individuelle en 1990 intitulée Casus Belli [26] », nous rappelle l’artiste. Il précise, au regard des techniques, qu’il s’agit là plus précisément d’« acrylique et huile sur papier Arches, fil de cuivre [27] ». En effet, l’œuvre se compose d’une peinture à l’acrylique sur laquelle l’artiste a exécuté un quadrillage à l’aide d’un « crayon de couleur blanc Prismacolor [28] ». Au centre, un cercle grisé autour duquel des giclures de peinture à l’huile dans les tons de vert, bleu, jaune et orangé ; celles-ci retravaillées avec un effet essuyé, descendant jusqu’au bas de l’image et, en-dessous, l’artiste a dessiné au crayon de graphite une règle accompagnée d’inscriptions constituant « une suite de chiffres et années, sans autre sens que celui d’une sorte de ligne analytique [29] ». Au-dessus, il a collé de petites figures humaines réalisées en fil de cuivre. Cette œuvre s’insère bien au cœur des assemblages présentés lors de l’exposition Casus Belli.

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Jean Pierre Gilbert, Centre - L’existence, 1988, acrylique et huile sur papier Arches, fils de cuivre, 73,7x53,3cm. Collection d’œuvres d’art de l’Université de Montréal, don de Monsieur Charles Théroux © Jean-Pierre Gilbert (2016) Photo : Patrick-Olivier Meunier (2016)

Algrin Isabelle (2016). “Moe Reinblatt, Doreen Lindsay, Louis-Pierre Bougie et Jean-Pierre Gilbert. De la gravure à l’expérimentation des techniques hybrides (1970-1988)”, in Bernier Christine (édité par), Catalogue de l’exposition L’artiste et le philanthrope. Nouvelles acquisitions ‒ les dons de 2014-2015, Les Presses de l’Université de Montréal, Montréal, ISBN: 978-2-7606-3653-8 (http://collectionart.umontreal.ca/reinblatt-lindsay-bougie-gilbert), RIS, BibTeX.

Dernière mise à jour : 5 mars 2016
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Sommaire
Notes

[1TRÉPANIER, Esther (1987). Peintres juifs et modernité : Montréal 1930-1945 = Jewish painters and modernity, Montréal, Qc : Centre Saidye-Bronfman, p. 55.

[2SICOTTE, Hélène (1990). Moe Reinblatt, l’artiste et son œuvre : 1939-1979 = the artist and his work : 1939-1979. Catalogue d’exposition, Galerie de l’UQÀM, 1990, Montréal, Qc : Galerie UQÀM, p. 7-19.

[3TRÉPANIER, Esther (1987). Peintres juifs et modernité : Montréal 1930-1945 = Jewish painters and modernity, Montréal, Qc : Centre Saidye-Bronfman, p. 57.

[4SICOTTE, Hélène (1990). Moe Reinblatt, l’artiste et son œuvre : 1939-1979 = the artist and his work : 1939-1979. Catalogue d’exposition, Galerie de l’UQÀM, 1990, Montréal, Qc : Galerie UQÀM, p. 45-55.

[5MALENFANT, Nicole et Richard STE-MARIE (2000). Code d’éthique de l’estampe originale = Code of Ethics for Original Printmaking, 2e éd., Montréal, Qc : Conseil Québécois de l’Estampe, p. 62.

[6SICOTTE, Hélène (1990). Moe Reinblatt, l’artiste et son œuvre : 1939-1979 = the artist and his work : 1939-1979. Catalogue d’exposition, Galerie de l’UQÀM, 1990, Montréal, Qc : Galerie UQÀM, p. 27-29.

[7GODMER, Gilles (1985). « Doreen Lindsay », Les vingt ans du Musée : à travers sa collection, Montréal, Qc : Le Musée d’art contemporain de Montréal, p. 182-183.

[8COLLECTIONS CANADA [s.d.] Doreen Lindsay, Les femmes artistes du Canada, En ligne. Consulté le 17 janvier 2016.

[9MALENFANT, Nicole et Richard STE-MARIE (2000). Code d’éthique de l’estampe originale = Code of Ethics for Original Printmaking, 2e éd., Montréal, Qc : Conseil Québécois de l’Estampe, p. 66.

[10Le titre de l’œuvre est douteux, car il est cité de façon différente dans plusieurs sources. En effet, une œuvre identique, de mêmes dimensions et réalisée à la même date est trouvée sous le titre Le Chou (Cf. DAIGNEAULT, Gilles (1981). « Lindsay, Doreen », La gravure au Québec, 1940-1980, Saint-Lambert, Qc : Héritage, Coll. « Héritage plus », p. 175), mais elle est aussi intitulée Sans titre (GODMER, Gilles (1985). « Doreen Lindsay », Les vingt ans du Musée : à travers sa collection, Montréal, Qc : Le Musée d’art contemporain de Montréal, p. 182-183), enfin elle est aussi trouvée sous le titre Cabbage (CENTRE DE L’ART CONTEMPORAIN CANADIEN (2015). « Cabbage », Doreen Lindsay, En ligne. Consulté le 3 février 2016). Des recherches plus poussées nous permettrons peut-être de mieux l’identifier.

[11DAIGNEAULT, Gilles (1981). « Lindsay, Doreen », La gravure au Québec, 1940-1980, Saint-Lambert, Qc : Héritage, Coll. « Héritage plus », p. 175.

[12GODMER, Gilles (1985). « Doreen Lindsay », Les vingt ans du Musée : à travers sa collection, Montréal, Qc : Le Musée d’art contemporain de Montréal, p. 182-183.

[13La coloration à la poupée est une technique d’encrage dans laquelle le graveur applique l’encre sur la plaque à l’aide de petits tampons de feutre. Cela permet de poser plusieurs couleurs sur un même élément d’impression. DAIGNEAULT, Gilles (1981). « Lindsay, Doreen », La gravure au Québec, 1940-1980, Saint-Lambert, Qc : Héritage, Coll. « Héritage plus », p. 256.

[14DAIGNEAULT, Gilles (1981). « Lindsay, Doreen », La gravure au Québec, 1940-1980, Saint-Lambert, Qc : Héritage, Coll. « Héritage plus », p. 175.

[15BOUGIE, Louis-Pierre et Michaël LA CHANCE (1997). Journal d’exil, Louis-Pierre Bougie : le journal de l’œil édénique, Québec, Qc : Galerie Madeleine Lacerte, p. 55-61.

[16BOUGIE, Louis-Pierre [s.d.] Louis-Pierre Bougie, En ligne. Consulté le 24 janvier 2016.

[17BOUGIE, Louis-Pierre et Michaël LA CHANCE (1997). Journal d’exil, Louis-Pierre Bougie : le journal de l’œil édénique, Québec, Qc : Galerie Madeleine Lacerte, p. 55-61.

[18CENTRE D’EXPOSITION DE L’UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL (2016). Notes biographiques : dossier de l’artiste Louis-Pierre Bougie.

[19LA CHANCE, Michaël (2013). Louis-Pierre Bougie, Montréal, Qc : Les Éditions de Mévius, Coll. « Art et essai », p. 97.

[20LA CHANCE, Michaël (2013). Louis-Pierre Bougie, Montréal, Qc : Les Éditions de Mévius, Coll. « Art et essai », p. 115.

[21GILBERT, Jean-Pierre [s.d.] Accueil : Jean-Pierre GilbertEn ligne. Consulté le 21 janvier 2016.

[22GALERIE D’ART DE L’UQAC (2007). « Du 31 octobre au 30 novembre 2007 — “Tapisser de nature” et “Paysages d’atelier”, expositions de Jean-Pierre Gilbert », Communiqué de presse, Galerie L’œuvre de l’autre, En ligne. Consulté le 20 janvier 2016.

[23UQÀM. ÉCOLE DES ARTS VISUELS ET MÉDIATIQUES [s.d.] « Jean-Pierre Gilbert », Professeurs réguliers, École des arts visuels et médiatiques, En ligne. Consulté le 20 janvier 2016.

[24UQÀM. ÉCOLE DES ARTS VISUELS ET MÉDIATIQUES [s.d.] « Jean-Pierre Gilbert », Professeurs réguliers, École des arts visuels et médiatiques, En ligne. Consulté le 20 janvier 2016.

[25DAIGNEAULT, Gilles (1987-1988). « Peintres montréalais 1930-1987 », ETC, vol. 1, n° 2, p. 47-49.

[26Entretien avec l’artiste le 4 février 2016.

[27Entretien avec l’artiste le 4 février 2016.

[28Entretien avec l’artiste le 4 février 2016.

[29Entretien avec l’artiste le 4 février 2016.

Contenus complémentaires : 3 contenus

  • Bibliographie de « Moe Reinblatt, Doreen Lindsay, Louis-Pierre Bougie et Jean-Pierre Gilbert De la gravure à l’expérimentation des techniques hybrides (1970-1988) » par Isabelle Algrin.

  • Louis-Pierre Bougie : site de l’artiste.

  • Jean-Pierre Gilbert : site de l’artiste.

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